Category: Livres,Romans et littérature,Livres de référence
L' Art culinaire Details
Gavius Apicius, ami de Tibère est entré dans la légende impériale pour avoir porté la gloutonnerie à des extrêmes inouïs. L'auteur de L'Art Culinaire s’est fait connaître par ses extravagances culinaires en inventant des plats tels que le talon de chameau ou les langues de flamants, mais aussi par les dépenses somptuaires que nécessitaient ses festins. On raconte même que, dans l’obligation de restreindre son train de vie, il se serait empoisonné. Même si la version que nous possédons est sans doute largement postérieure à Apicius et daterait probablement des années 400, L’Art Culinaire, n’en constitue pas moins pour nous un précieux témoignage historique, tant sur les goûts de l’époque que sur les techniques de conservation des aliments.La présente édition retrace brièvement la vie de celui qu’Isidore nommait «le premier ordonnateur de la cuisine» et propose une étude substantielle de la littérature grecque et latine. En effet, la littérature culinaire était dans l’Antiquité très développée avec des auteurs comme Chrysippe de Tyane, et liée à la diététique. La langue de ce texte tardif est ensuite analysée, tandis que l’histoire, complexe, est relatée en détail. Les testimonia, le plus souvent de Sénèque, précèdent le texte, complétés par les Extraits d’Apicius par Vinidarius. L’ouvrage est en outre enrichi d’un commentaire, d’un Index Nominum et Locorum, d’un Index Mensurarum et Ponderum, d’un Index plantarum, d’un Index Utensilium, ainsi que d’un Index Ciborum.

Reviews
Plusieurs raisons amèneront le lecteur curieux à lire Apicius, cuisinier et gastronome extravagant, contemporain de Tibère : l'attrait de l'écrit latin technique relatif aux ingrédients et accessoires culinaires révélateur des modes de vie d'une élite romaine un peu blasée à la recherche permanente de sensations nouvelles serait déjà une bonne motivation. Il n'est cependant pas impossible que le gastronome contemporain y trouve également son compte sans être latiniste pour autant. Il découvrira dans ces pages ce qu'il faut pour concocter des mets un peu bizarres à condition d'en rassembler tous les ingrédients. Si les romains ne connaissaient pas les fruits et légumes que les explorateurs ont ramenés en occident des Amériques ou d'extrême orient, ils épiçaient leur plats avec une foule de petites choses que nous avons du mal à nous représenter (quoiqu'elles n'aient pas disparu). Point de sel mais du garum, pas davantage de sucre mais du miel. Pour le reste, on a l'impression que tout ce que la nature peut fournir en feuilles, fruits, racines et tubercules a été utilisé. Viandes, poissons, crustacés et coquillages, rien ne manque. Beaucoup de gibier bien sûr.Sur la forme, Ce traité d'art culinaire de 236 pages, bilingue, est austère, érudit et soigné comme tous les volumes de la collection Budé/Belles Lettres. Le texte est enrichi de notes explicatives et de répertoires des mots techniques. Ce n'est pas un livre d'art, mais un ouvrage de référence, sans concurrent dans le genre.


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